Pourquoi faire une école de commerce après son bac ?

Pourquoi faire une école de commerce après son bac ?

Devant le déluge d’informations qui pullulent sur le web au sujet des éventualités post-bac en matière d’écoles de commerce, les bacheliers et leurs parents sont le plus souvent confrontés à une orientation laborieuse et confuse. Depuis le début du millénaire, l’option « école supérieure de commerce » s’est peu à peu érigée en choix de cœur de plusieurs milliers d’étudiants, qui s’engagent dans des cursus plus ou moins longs en commerce, marketing, finance, gestion des ressources humaines ou management. Si elles sont de plus en plus nombreuses dans l’Hexagone, les écoles de commerce ne se valent pas toutes, et peuvent en ce sens être différenciés par des critères relativement objectifs. Pourquoi s’orienter vers une école de commerce après son baccalauréat ? Comment choisir son établissement ? Décryptage…

etude formation Licence

Pourquoi suivre la piste ESC

Parce qu’en l’état actuel, c’est l’option qui affiche le meilleur taux d’insertion professionnelle de qualité, tout simplement. Selon les résultats de l’enquête menée par la Conférence des Grandes Ecoles sur l’insertion des jeunes diplômés, 73,3% des managers diplômés des Grandes Ecoles de Commerce sont en situation d’emploi en CDI moins de 2 mois après la fin de leur cursus (2013). D’un autre côté, les lauréats de ces établissements sont le plus souvent plutôt bien rémunérés : selon une enquête menée conjointement par l’Expansion et Towers Watson, un diplômé d’une école de commerce débute avec un salaire brut minimum de 32 000 euros par an, soit un peu plus de 2 600 euros par mois.

D’un autre côté, le passage du lycée aux études supérieures se fait en douceur lorsqu’on opte pour l’option école de commerce. En effet, chaque étudiant bénéficie généralement d’un suivi personnalisé, et les promotions sont réduites, ce qui favorise une dimension de « cocon » très appréciée des étudiants.

Avec un minimum de 12 mois d’expérience professionnelle via des stages de fin d’année académique, les lauréats sont généralement bien au fait des pratiques du monde de l’entreprise et deviennent immédiatement opérationnels, dès la fin de leur cursus.

Plusieurs niveaux d’admission possibles

L’admission en école de commerce se fait sur étude de dossier et sur concours. Certains établissements se sont regroupés pour créer des concours communs afin de vous faciliter la tâche et vous permettre de postuler simultanément à plusieurs écoles sans avoir à effectuer de longs déplacements qui exigeront de vous de faire l’impasse sur certaines épreuves.

Vous pourrez intégrer la formation à différents paliers, selon les écoles : directement après le baccalauréat pour un cursus de 3 ou 4 ans (bachelor), ou 5 ans (programme grande école), après une prépa (cursus de 3 ou 4 ans), ou encore en admission parallèle. Cette dernière option rencontre un succès grandissant parmi les étudiants, et s’impose comme la garantie d’un profil riche et polyvalent pour les recruteurs. En effet, il s’agit d’étudiants ayant validé un bac+2, +3 ou +4, dans des domaines parfois complémentaires aux études effectuées en école de commerce.

Comment choisir son école de commerce ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le choix d’une école supérieure de commerce se prête aisément à des critères objectifs. Le nombre de structures est important, nous vous conseillons donc de privilégier les écoles bénéficiant d’un label, notamment celui de la Conférence des Grandes Ecoles. Il est également fortement conseillé d’opter pour un établissement reconnu par l’Etat, ne serait-ce que pour bénéficier d’une bourse d’étude, non négligeable quand on sait que le coût moyen est de 9 000 euros par an, voire  15 000 pour les écoles prestigieuses.

D’un autre côté, n’hésitez pas à demander les chiffres de l’insertion professionnelle des lauréats de l’école visée, et renseignez-vous sur la « puissance » du réseau Alumni, qui vous sera d’une grande utilité au moment de la recherche de stage ou d’un premier emploi.

Aussi, il s’agira de s’assurer que l’école noue des partenariats effectifs avec des établissements académiques internationaux, mais également avec des entreprises du tissu économique local et régional. C’est la meilleure garantie d’une insertion professionnelle rapide et de qualité, à la hauteur de vos ambitions. Préférez les écoles qui proposent une partie des cours en anglais, ce sera un atout décisif sur votre CV.

Enfin, ne négligez pas le campus et les conditions de vie, et préférez les villes à tradition étudiante : vous maximiserez ainsi les chances de réussite de votre projet professionnel.

Détails d’une formation pointue

Les écoles de commerce vous assureront une formation de qualité,  plébiscitée par les recruteurs, entrecoupée par des stages où vous pourrez appliquer et surtout nuancer vos acquis théoriques. Votre spécialisation s’effectuera au fur à mesure des années, avec des cours dispensés par des professionnels de l’entreprise ou des enseignants chercheurs. L’ouverture à l’international est un des fondamentaux de ces formations, encore une fois grâce aux stages mais aussi par des partenariats avec des campus à l’étranger. Vous aurez la possibilité d’effectuer une césure afin d’approfondir vos connaissances internationales.

Que faire une fois diplômé ?

S’il est tout à fait possible de prolonger ses études à la fin de son cursus en école de commerce, par un mastère spécialisé, un MBA ou un master de recherche en vue de préparer une thèse de doctorat, la grande majorité des étudiants en école de commerce se lance dans la vie active. En effet, un cursus en école supérieur de commerce vous fournit généralement tous les outils nécessaires pour vous engager dans la vie professionnelle. L’entreprenariat est par ailleurs un fleuron qui séduit de plus en plus d’étudiants dans une conjoncture économique plutôt morose. D’ailleurs, de nombreuses écoles de commerce proposent aujourd’hui des cours axés sur la création d’entreprise, et mettent en place des incubateurs de startups pour permettre aux lauréats qui le désirent de lancer leur propre boîte et de contourner ainsi les réticences de certaines entreprises à recruter. Les débouchés sont donc conséquents et couvrent un large spectre de possibilités professionnelles…